Diables rouges

Marc Wilmots se livre pour la première fois depuis son licenciement: “J’étais devenu gênant”

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Pour la première fois depuis l’élimination des Diables rouges en quart de finale de l’Euro 2016, et son licenciement de son poste de sélectionneur fédéral, Marc Wilmots nous a accordé un long entretien.

Une interview attendue qui arrive avec la fin de l’été. Marc Wilmots, muet depuis deux mois, a décidé de se livrer, après des semaines de sollicitation. Une façon de faire le bilan, de livrer sa vérité et de clore une fois pour toutes un chapitre de quatre ans. L’ère Martinez s’ouvre alors que se referme l’ère Wilmots. Comme un passage de témoin.

«
Un chapitre s’est fermé et il a été formidable. Je suis content que ce soit la fin. J’avais dit en conférence de presse que j’avais pris une décision: je serais parti quoi qu’il arrive. Je ne voulais plus vivre dans ce climat négatif.
», explique le désormais ex-sélectionneur fédéral, qui défend son bilan à la tête des Diables rouges. «
On a vécu deux tournois sans animosité. Deux quarts de finale. 26 points sur 30 lors des premières qualifications, 23 lors des deuxièmes. On a atteint la première place mondiale. On peut faire mieux? Ok, amusez-vous! Je ne pense pas que cela sera facile de faire mieux même si je le souhaite à mon successeur.»

«Avec Vermaelen et Vertonghen, on aurait pu aller au bout»

Sur la déroute à l’Euro, l’ancien coach des Diables l’explique notamment par les changements qu’il a dû effectuer en défense. «
Quand tu dois te passer de Vincent Kompany, Nicolas Lombaerts, Jan Vertonghen ou Thomas Vermaelen, ça commence à faire beaucoup. On a vite oublié qu’on a perdu un paquet d’expérience. J’avais dit qu’on pouvait atteindre les demi-finales si on ne connaissait aucun problème en défense. Avec Vermaelen et Vertonghen, on aurait pu aller au bout. Si maintenant, on estime que l’objectif n’est pas atteint, ça veut dire que dans deux ans, on doit être champion du monde. Mais celui qui pense cela, on doit l’enfermer tout de suite!
»

Pour lui, l’élimination trop précoce des Diables a occulté tout le travail fourni depuis quatre ans: «
Je retiens que la Belgique n’a pas touché une quille pendant dix ans et qu’en deux tournois, on a remporté 7 de nos 10 matches. On parle toujours des défaites, jamais des victoires.
»

«J’ai vite compris qu’avec moi, cela ne serait jamais assez»

Marc Wilmots se confie également sur sa situation avec l’Union belge de football: «J’avais vu les problèmes rencontrés par mes prédécesseurs et c’est pour cette raison que j’avais demandé les pleins pouvoirs. Les dirigeants de l’Union belge me les ont donnés mais quand les résultats ont commencé à tomber, ils ont voulu mettre la main sur la poule aux œufs d’or. Ils ont voulu récupérer le pouvoir et j’étais devenu gênant. Ils ont alors tout fait pour me faire tomber et me déstabiliser.»

Il affirme également qu’il ne referait pas les choses différemment à la tête de la sélection belge: «Je suis encore plus convaincu de ma méthode. (…) Un entraîneur est jugé sur les résultats et sur ce plan-là, j’ai les meilleures statistiques. Cependant, j’ai vite compris qu’avec moi, cela ne serait jamais assez!»

> Découvrez notre interview exclusive de Marc Wilmots sur trois pages spéciales, dans nos éditions sportives de ce samedi 27 août (PDF, liseuse numérique, applications iOS et Android).

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