Diables rouges

Belgique-Estonie: ce qu’il faut savoir de l’adversaire des Diables en six points

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Quatrième adversaire des Diables dans cette campagne qualificative pour le Mondial 2018, l’Estonie n’a, contrairement à ce qu’en dit Roberto Martinez, rien d’un foudre de guerre. Découverte d’un pays qui se cherche encore et toujours.

1. L’Estonie est la 119e nation mondiale

Au classement Fifa, l’Estonie pointe à une bien terne 119e place mondiale, coincée entre la Namibie et la… Palestine mais devant Chypre (139e) et Gibraltar (205e), les deux autres Petit Poucet du groupe des Diables. N’ayant jamais réussi à se qualifier pour une phase finale de Coupe du Monde ou d’Euro, son meilleur classement historique en fin d’année est une 57e place atteinte en 2011, peu de temps après qu’elle ait vu ses rêves d’Euro s’envoler suite à un barrage perdu assez nettement face à l’Irlande…

2. Les Diables face à l’Estonie? Trois victoires puis une défaite

Ce dimanche, ce sera le cinquième duel entre la Belgique et l’Estonie. Cette équipe faisait pour la première fois partie du groupe de qualifications des Diables lors de l’Euro 2004. Résultats: deux victoires (0-1 à l’extérieur, puis 2-0 à Bruxelles). La Belgique retrouvait cette nation lors des éliminatoires de la Coupe du Monde 2010. Après une victoire 3-2 à Sclessin le 6 septembre 2008, lors de laquelle Steven Defour avait marqué («
Ah bon, j’avais oublié en fait
», concède-t-il à nos confrères de la RTBF), les Diables s’étaient ensuite inclinés chez leurs adversaires 2-0, le 14 octobre 2009, lors du deuxième match sous les ordres de Dick Advocaat.

> La vidéo du 3-2 à Sclessin sur mobile

3. Une campagne en dents de scie

Dirigée par Martin Reim, un ancien international (à 157 reprises!) qui a successivement pris en charge l’équipe des moins de 18, de 21 et de 23 ans de son pays, l’Estonie a connu un début de parcours en dents de scie dans le groupe H. En septembre, elle a d’abord été étrillée sur un score de forfait en Bosnie (5-0) avant de ne faire qu’une bouchée de Gibraltar un mois plus tard (4-0), grâce notamment à un doublé du prometteur Mattias Kaït (Fulham, 18 ans). Trois jours plus tard, elle s’est inclinée 0-2 face à la Grèce à Tallinn. Après la rencontre face aux Diables, les Estoniens s’envoleront pour les Antilles afin d’y disputer deux matches amicaux exotiques face à Saint-Kitts et Nevis (le 19/11) puis contre Antigua et Barbuda (le 22/11). Leur championnat national étant terminé, Reim ne prendra avec lui que des joueurs évoluant en Estonie ou dans des pays nordiques.

4. Pas de véritable star

Dans son histoire assez récente, l’Estonie n’a jamais véritablement connu de star mondiale. Parmi les 25 éléments repris initialement par Martin Reim, 14 d’entre eux se sont exilés et évoluent aujourd’hui dans des clubs de petite ou moyenne envergure en Suède, aux Pays-Bas, en Biélorussie ou en Azerbaïdjan. Seule exception à la règle, le défenseur central et capitaine Ragnar Klavan (31 ans), qui évolue aux côtés de Mignolet et Origi à Liverpool, club qu’il a rejoint cet été en provenance d’Augsburg pour 5 millions d’euros et avec lequel il a disputé 4 rencontres de Premier League. Anecdote amusante: quand il a eu Jürgen Klopp en ligne, il a d’abord cru à un canular d’un ami. Klopp lui a alors envoyé un selfie pour lui prouver que sa demande était bien réelle…

5. Un record particulier, mais perdu

Le 5 juin 2012, l’Estonie s’est appropriée un record sympathique, en devenant la première nation européenne à avoir affronté au moins une fois chacune des 52 autres nations européennes reconnues par la Fifa. Ayant perdu ce record en mai 2013, suite à l’adhésion de Gibraltar, elle l’a reconquis en mars 2014 à l’occasion d’un match amical entre ces deux nations (victoire 0-2). Aujourd’hui, il lui manque un affrontement avec le Kosovo, reconnu en mai 2016, pour que son tableau de chasse soit à nouveau complet.

6. Un président… atypique

Aivar Polhak, le président de la Fédération estonienne, est un personnage pour le moins singulier. Constamment vêtu d’une… peau de bête et d’un jean passablement troué, il dénote dans le milieu parfois trop coincé des présidents de Fédérations. Son credo à lui, ancien écrivain de contes pour enfants, ce n’est pas tant la gagne mais le besoin, pour ses joueurs, de «
connaître et faire vivre une vie meilleure
». Président de la Fédé, du principal club du pays (le Flora Tallinn, qu’il a créé en 1990) ainsi que de la principale société de marketing sportif, il se refuse de négocier de grosses commissions ou un salaire conséquent. Aujourd’hui, il vit sur une île isolée, avec 2.000 euros nets par mois, sans se soucier de la bienséance ou des convenances du milieu du foot, corrompu et vicié par l’argent et les luttes de pouvoir.

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