Diables rouges

Comment Romelu Lukaku est devenu un des meilleurs attaquants du monde: plus régulier, plus précis, plus complet, plus fort!

Cette saison, Romelu Lukaku a passé un palier. Au-delà du fait qu’il est actuellement meilleur buteur du championnat anglais, il est devenu plus régulier et plus complet, au point d’intégrer tout doucement le gotha des attaquants européens. Histoire d’une transformation.

Il y a chez lui un côté grand enfant, émerveillé du monde dans lequel il gravite comme un gosse lorsqu’on l’emmène à Disneyland. Romelu Lukaku et le football, c’est plus qu’un travail, plus qu’une passion, plus qu’un hobby. C’est un sacerdoce. Et on ne saurait comprendre son histoire et son évolution, sans saisir cela.

Là où certains joueurs coupent avec le football une fois l’entraînement fini, Lukaku continue inlassablement. Il passe des heures à jouer à Fifa (son salon a été organisé autour de la télévision) et à regarder des matchs. Toutes sortes de matchs. Premier League, Ligue des Champions, Jupiler Pro League. Il y a chez lui un côté stakhanoviste du football.

«Dès son plus jeune âge, quand je le côtoyais à ses débuts à Anderlecht, on sentait qu’il était passionné par le foot, possédé même par ce sport qu’il apprécie plus que tout. Il suivait tous les matchs avec un regard analytique, était à l’écoute et très respectueux des anciens», explique Thomas Chatelle.

Une ambition guidée par le travail

Et puis, il y a l’ambition. Il pourrait se contenter de vivre un rêve éveillé. Non. Lui ne veut pas simplement être un acteur du plus beau championnat du monde. Il veut incarner cette compétition, y briser toutes les limites, y casser tous les records. Cette ambition dévorante, qui transpire dans chaque interview, pourrait en agacer plus d’un – ne lui a-t-on pas ressorti en pleine figure ses propos d’avant Euro quand il déclarait qu’il «allait gifler ses adversaires»? – mais c’est pourtant elle qui l’a toujours guidé dans sa quête.

Décembre 2013, Lukaku nous déclarait «vouloir devenir l’un des cinq meilleurs attaquants du monde». Durant trois ans, il n’a eu que cet objectif en tête et aujourd’hui, il n’en est plus très loin. «Il a toujours empilé les buts depuis son arrivée en Angleterre. Il n’y a donc jamais eu de débats sur ses qualités de buteur. Après, tout le monde se demandait s’il était assez complet et s’il convenait pour certaines rencontres. Quand le match est fermé et qu’il n’a pas les espaces qu’il désire, il n’arrivait pas à utiliser sa puissance et son corps pour se frayer un chemin. Aujourd’hui, on remarque que son jeu est devenu plus complet et qu’il utilise bien plus son physique de déménageur dans le rectangle», explique Dominic King, journaliste au Daily Mail.

Il marque presque à chaque match, signe de régularité

Et ses statistiques en témoignent. Aujourd’hui, il est sans doute le joueur qui encaisse le mieux l’intensité et le rythme de la Premier League. La preuve? Ses cinq derniers goals ont tous été inscrits après la 80e minute. Dix de ses 21 buts en Premier League ont été marqués dans le money time.

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