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Diables rouges: la remise en forme, pas une mince affaire

Diables rouges: la remise en forme, pas une mince affaire - redzone magazine des diables rouges

Les Diables rouges entament un tournant critique sur la route de la Russie au moment d’aborder la seconde phase de leur préparation.

La seconde phase de la préparation à la Coupe du Monde a démarré lundi à Tubize, avec l’arrivée de dix-sept joueurs – seul Simon Mignolet, finaliste de la Ligue des Champions, est au repos – pour former un groupe pratiquement au complet. Parmi les priorités, la remise en forme physique est une évidence. Et ce n’est pas une mince affaire !

Les disparités sont impressionnantes. Nacer Chadli a dû se contenter de 410 minutes de jeu cette saison alors que Jan Vertonghen, lui, a presté pendant 4.286 minutes ! Un monde de différence, ce qui n’est pas propice à faire dormir le préparateur physique, Richard Evans, et le reste du staff belge sur leurs deux oreilles. L’entrée en lice des Diables rouges au Mondial est prévue le lundi 18 juin (17h), à Sotchi face au Panama. Trois semaines, c’est long et court à la fois, car les trois joutes amicales programmées ce samedi contre le Portugal, mercredi prochain face à l’Egypte et le lundi suivant contre le Costa Rica, à chaque fois au stade Roi Baudouin, vont jouer un rôle d’accélérateur temporel. Le sol russe sera foulé en moins de temps qu’il ne le faut pour l’écrire et il s’agira d’être prêt. Mais comment faire, tant les ouailles de Roberto Martinez ont traversé la défunte saison avec des émotions diverses ? «  Ce serait trop simple s’il y avait des recettes, s’il était possible de dresser des constats évidents. Un regard sur les temps de jeu est intéressant, met en lumière l’état de fraîcheur actuel du groupe, mais c’est insuffisant pour assurer la bonne tenue, ou pas, d’un joueur lors de la Coupe du Monde car tout peut vite changer. Ce sera vraiment du travail au cas par cas. Certains joueurs ont pu recharger les batteries, d’autres comme Laurent Ciman, qui a encore joué ce dimanche, n’ont pas pu bénéficier de vacances. Des contrôles, des prises de sang sont indispensables pour jauger les dosages minéraux, les indicateurs physiologiques et psychométriques. Il faut dresser une carte d’identité de chacun, en sachant que les joueurs évoluant au haut niveau ont normalement une meilleure capacité de récupération et de gestion du stress, par exemple  », explique Frédéric Renotte (ex- Sporting de Charleroi et Antwerp), en charge de la préparation physique du Burkina Faso lors de la Coupe d’Afrique des Nations en 2013.

L’expérience du travail en équipe nationale, il l’a. «  Nous avions dans le groupe des joueurs évoluant au haut niveau comme Bakari Koné, Charles Kaboré et Jonathan Pitroipa. Il est clair qu’on ne les entraînait pas de la même manière que les autres car ils avaient dû faire face à une intensité nettement plus importante en club durant la saison. Regardez le Bayern en demi-finale de Ligue des Champions, avec deux joueurs qui se blessent en vingt minutes. Je ne rejette la faute sur personne mais cela prouve qu’il y a des limites à ne pas franchir, même au top. D’un côté, le joueur doit pouvoir écouter son corps. De l’autre, le préparateur physique doit observer le groupe et détecter tous les signaux. Vous savez, l’humeur sur le terrain, le fait d’oser et de réussir des gestes techniques, de faire preuve d’audace sont des facteurs pouvant trahir l’état de forme. Personnellement, je n’ai jamais fonctionné avec un programme fixe, je m’adaptais au jour le jour en fonction de ce que j’observais.  »

La vérité de ce mardi ne sera pas forcément celle du 18, du 23 ou du 28 juin par exemple, date des trois matches de groupe des Diables. La flexibilité est un maître mot. «  Ils ont trois semaines pour être prêts, je pense que c’est largement suffisant. Par contre, une fois que le tournoi démarre, la donne est différente. C’est comme en période d’examens. Un étudiant, aussi bon soit-il, n’aborde pas le premier examen de la même manière que le dernier. C’est naturel, c’est tout simplement la fraîcheur mentale. La gestion des événements fait partie de l’approche physique. Et le groupe des titulaires indiscutables ne doit pas recevoir le même programme que ceux qui ne jouent pas. C’est vraiment un travail à la carte, ce qui n’est pas simple mais passionnant. On peut compter sur le staff des Diables pour qu’ils soient prêts le jour-J. »

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