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Axel Witsel: «La musique de la Ligue des champions m’a manqué»

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L’international belge, qui se rend déjà indispensable à Dortmund, va retrouver la C1 ce mardi soir et croisera la route du Club de Bruges, champion de Belgique en titre.

Heureux et efficace pour ses débuts à Dortmund, le Liégeois retrouve la musique de la Ligue des champions après deux ans et demi d’absence. Il y nourrit de grosses ambitions.

Vendredi, face à Francfort, Axel Witsel est monté sur la pelouse du Signal Iduna Park en délaissant symboliquement son bleu de travail pour enfiler son costard de patron. Ménagé pendant 69 minutes en fonction du match déjà capital que Dortmund disputera ce mardi à Bruges, le Diable rouge a d’emblée (re)donné le tempo, joignant le geste à la parole. Toujours disponible pour ses partenaires, il a initié les attaques placées de son nouveau club comme s’il en faisait partie depuis une décennie. Après la rencontre, il a pris le temps de raconter à la presse belge son bonheur simple d’avoir retrouvé un club plus digne de ses dévorantes ambitions.

Axel Witsel, comment expliquez-vous qu’après vos débuts tonitruants pour le compte de Dortmund, vous vous soyez retrouvé sur le banc face à Francfort ?

Étant donné que j’avais disputé toute la rencontre avec les Diables en Islande, mardi, le coach a décidé de me laisser un peu de repos en fonction de ce match à Bruges. On va disputer sept matches en trois semaines, ce qui est énorme. Quand j’ai pu rentrer (NDLR : à la 69e), je me suis bien senti directement. Je suis content d’avoir pu apporter ma pierre à l’édifice.

Vous avez aussi été récompensé du but du mois. Cela vous était déjà arrivé ?

Ce n’est pas la première fois que je réussis un tel retourné mais c’est la première fois que je reçois ce genre de trophée, qui fait toujours plaisir. J’ai eu la chance de marquer pour mes débuts en Bundesliga face à Leipzig.

C’est le plus beau but de votre carrière ?

Je ne sais pas. Je n’en ai pas mis beaucoup mais dans le tas, il y avait tout de même quelques beaux buts, comme cet autre retourné avec les Diables contre Gibraltar, ou d’autres que j’ai réussis avec Benfica ou le Standard contre… Bruges. Sur le coup, ça m’est venu tout seul, je n’ai pas réfléchi. J’aurais pu mettre la tête.

En parlant de Bruges, vous allez le retrouver en Ligue des champions ce mardi. Vous avez parlé de ce match avec Vanaken chez les Diables ?

Pas vraiment, on n’en a pas eu le temps. Mais j’ai un peu discuté de la compétition avec Nacer Chadli, en lui promettant le feu quand il viendra au Signal Iduna Park avec Monaco. Je suis content pour lui parce qu’il a retrouvé un bon club et que la Ligue des champions, il ne l’a plus disputée depuis sa période à Twente si je ne me trompe pas (NDLR : en 2011).

Que savez-vous de cette équipe brugeoise ?

Qu’il s’agit d’une des meilleures équipes de Belgique. Le Club joue le titre chaque année et produit en ce moment le meilleur football du Royaume. À mes yeux, les Brugeois sont plus forts qu’Anderlecht et le Standard, il faudra donc prendre cette équipe très au sérieux, la respecter. Bon, après, avec notre groupe et nos qualités, on se doit d’être ambitieux, d’aller à Bruges pour la gagne

Normalement, vous êtes plus forts, non ?

Sur papier, bien sûr. Après, sur un match, tout reste possible.

Vous avez des souvenirs particuliers de Bruges ?

Oh oui plein, et notamment un match de Playoffs qu’on avait gagné 1-0 l’année où on avait manqué le titre d’un demi-point par rapport à Genk (NDLR : en 2011). J’avais marqué un but superbe des 20 mètres en pleine lucarne.

Vu que vous ne l’avez plus disputée depuis un certain temps, pensez-vous que la Ligue des champions a changé depuis la dernière fois ?

Oh ça va, cela ne fait qu’un an et demi que je ne l’ai plus jouée (NDLR : deux ans et demi, en réalité), donc ça va encore. Cette musique m’a manqué et je suis impatient de la retrouver même si j’ai aussi eu la possibilité de disputer la Ligue des champions en Asie. Mais bon, on ne va pas se mentir : les sensations et le feeling sont différents.

Que peut espérer Dortmund dans cette C1 ?

D’abord, on va se concentrer sur notre poule et essayer d’en sortir. On se doit de passer même si l’Atletico et Monaco ne sont pas des clients faciles. Aujourd’hui, on ne peut pas prédire qui va terminer premier et je pense même que la bataille va être assez serrée.

L’équipe est-elle prête pour ce combat ?

On se sent de mieux en mieux dans notre jeu. Après, il y a encore quelques détails à peaufiner, notamment parce qu’il y a eu pas mal d’arrivées cet été. Il nous faudra quelques semaines pour arriver à un meilleur rendement mais on est sur la bonne voie.

Avec le recul, est-ce que vous conseilleriez un transfert en Chine à un équipier éventuellement intéressé ?

Pourquoi pas ? Après, il y a deux optiques quand tu acceptes un tel transfert : soit tu y vas pour prendre ce qu’il y à prendre, tu t’en fous et tu es en vacances, soit celle pour laquelle j’ai opté, dans laquelle tu as toujours pour objectif de prester avec ton équipe nationale. Dans mon cas, il y avait la Coupe du monde à préparer.

Comment avez-vous fait pour garder la motivation ?

Mentalement, ce n’est effectivement pas facile parce que c’est très exigeant. Je ne bossais pas spécifiquement les exercices techniques avec le ballon mais j’essayais plutôt de garder une bonne condition physique, de rattraper le retard par rapport aux coéquipiers restés en Europe. Au niveau de l’intensité, ils s’entraînent tous les jours à rythme beaucoup plus élevé, chose que la Chine ne me donnait pas puisque le niveau y était bien moindre. Je devais donc travailler beaucoup physiquement, et quand je rentrais chez les Diables, il me fallait toujours 2-3 jours pour me remettre dans le bain. Depuis que j’ai signé ici à Dortmund, j’ai vu la différence.

Vous avez déclaré avoir décidé pendant la Coupe du monde de revenir en Europe parce que l’ambiance des grands stades vous manquait. Ici, c’est quand même quelque chose de particulier, non ?

Ce stade, c’est juste complètement dingue ! Il fait systématiquement le plein de plus de 80.000 personnes. Au niveau de l’ambiance, on m’a dit que contre Schalke, c’était encore plus chaud : je me réjouis de voir cela. Le Mur jaune, c’est fou : il y a 25.000 personnes qui vous portent vers la victoire, soit autant que dans tout le stade de Sclessin !

Est-ce qu’à terme, ce club peut rivaliser avec le Bayern ?

Il y a eu un moment où Dortmund a été champion et se battait à armes égales avec le Bayern mais je pense qu’on doit faire notre chemin et ne pas trop penser à lui.

Votre coach, Lucien Favre, est censé ramener plus de stabilité au club après une période plus tumultueuse. Que vous apporte-t-il personnellement ?

C’est un coach qui parle beaucoup avec les joueurs, dont il est fort proche. Je pense qu’il arrive à gérer fort bien notre groupe, qui est assez jeune. Il nous insuffle beaucoup de confiance.

Pour votre intégration, il paraît que vous allez vous mettre prochainement à l’allemand. C’est plus facile que le chinois ?

Là, j’ai d’abord dû m’installer, j’ai enfin réussi à trouver une maison. Nous ne sommes plus à l’hôtel, mais il reste tout de même quelques détails à régler avec l’aménagement de l’intérieur. Après, je vais aviser avec le club sur ce qu’il y a lieu de faire mais mon ambition est d’apprendre rapidement à maîtriser l’allemand, c’est une question de respect.

En raison du fait qu’il joue en Chine, Yannick Carrasco a été critiqué après ses prestations moins abouties chez les Diables : quel est votre avis sur la question ?

Je sais de quoi il s’agit parce que j’ai été dans son cas, critiqué à tort ou à raison d’ailleurs. À l’époque, j’avais su faire abstraction de tout cela. Mon conseil, c’est de se libérer lui-même, de ne pas penser qu’il évolue là-bas. Personnellement, je ne vois pas de souci avec Yannick pour son futur en équipe nationale. Il a les qualités pour s’imposer et l’a déjà démontré à de multiples reprises.

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