Avis des pros

Les Diables affrontent l’Islande pour préparer la Suisse…

les diables affrontent l’islande pour préparer la suisse… - PHOTONEWS 10749509 069 - Les Diables affrontent l’Islande pour préparer la Suisse… -  actu diables rouges

Au travers d’un Belgique-Islande qui ne drainera qu’un peu plus de 28.000 curieux ce soir (20h45) au Heysel, le nouveau tournoi de l’UEFA ne décolle pas vraiment dans les sondages. Sans être une catastrophe non plus en termes d’audimat. Ce qui est étonnant avec cette formule de poules à trois, c’est que le match de ce jeudi soir revêt peu d’importance car c’est en Suisse, dimanche, que les Diables devront aller chercher leur qualification (un nul suffira mathématiquement) pour le fameux Final 4 de juin.

Nations League, chapitre III du volet qualificatif au Final 4 du mois de juin 2018. Et pour la première fois, un diptyque exclusivement consacré à cette nouvelle épreuve que l’on situe toujours quelque part entre de simples matches amicaux et une phase éliminatoire de l’Euro 2020 dont on connaîtra (enfin) le tirage au sort, le 2 décembre à Dublin. Hormis le 6 sur 6 signé par les Diables en Islande (0-3) et face à la Suisse (2-1), cette Ligue des Nations n’a pas suscité l’enthousiasme des foules alors que le souvenir de la 3e place ramenée du Mondial russe était pourtant encore tout frais dans les mémoires. En Belgique comme en Europe d’ailleurs, les audiences télé ont démontré que la création de cette nouvelle épreuve par l’UEFA ne suscitait pas un déchaînement débordant : détentrice des droits de la Nations League, RTL-TVI a ainsi affiché une moyenne de 742.998 téléspectateurs côté francophone à l’occasion de son retour aux affaires et des deux premiers matches officiels des Diables cette saison.

Un chiffre qui, toujours à l’échelle du sud du pays, se niche à mi-chemin entre les 10 rencontres de la phase qualificative à la Coupe du monde 2018 (776.383 en Fédération Wallonie-Bruxelles) et les 11 matches amicaux disputés sur cette même période d’un peu moins de deux ans (708.425). Loin, bien évidemment, des pics d’audimat que constituent les rencontres de l’équipe nationale en tournoi (en moyenne, 1.416.391 Francophones ont suivi devant leur écran les 7 matches des Diables en Russie).

Moins de 30.000 fans annoncés

Côté assistance en live, l’attrait relatif de la Nations League ne peut se mesurer qu’à l’aune de la seule venue de la Suisse au stade Roi-Baudouin, le 12 octobre dernier, avec 39.049 tickets écoulés. Ce qui, sans constituer un sold out (aussi bizarre qu’il n’y paraît, ce ne fut le cas qu’à 4 reprises sur les 20 derniers rendez-vous à domicile depuis 2015), demeure un chiffre plus qu’honorable. À la fois par rapport à l’aura très relative de l’adversaire helvète et à une capacité maximale fixée par les autorités à 45.000 spectateurs. Ce soir, avec la venue d’une Islande d’ores et déjà éliminée, les statistiques de fréquentation du Heysel risquent d’en prendre un coup puisque l’on n’annonce tout au plus de 28 à 29.000 spectateurs. Là aussi, il s’agit d’un chiffre tout à fait correct, mais sans plus. En novembre 2014, en pleine vague post-retour des Belges au Mondial, la même affiche avait fait écouler 30.275 billets. Soit à peine un peu plus qu’aujourd’hui. «  Il y a encore un peu de confusion par rapport à cette compétition », estime Roberto Martinez. « Je considère qu’elle est positive, nécessaire même pour le haut niveau, pour remplacer des matches amicaux par des rencontres avec de l’opposition.  »

Spirale positive

Après s’être penché sur le décorum de cette Nations League sentant encore bon la peinture fraîche, qu’en est-il réellement sur le terrain des hostilités ?

Cinq semaines après un partage (1-1) concédé en amical dans le derby des plats Pays face à la Hollande, la Belgique de Roberto Martinez s’apprête à mettre l’avant-dernière touche à cette première et courte campagne automnale. Avec Batshuayi en pointe malgré ses difficultés à Valence, à la place d’un Lukaku qui n’a qu’une mi-temps lors du derby mancunien dans les jambes. Une manche retour face un adversaire islandais qui s’est totalement disloqué depuis sa première qualification historique à une phase finale de Coupe du monde : 3 matches, autant de défaites et surtout un tombereau de buts encaissés (11 pour à peine 1 seul et unique goal inscrit). Mathématiquement hors course pour s’extraire de la poule A, l’équipe scandinave qui a popularisé le phénomène du clapping, bat actuellement les mains dans un vide absolu. Pour le coup, cette rencontre a tout du match amical puisque même une défaite, ce jeudi soir, n’aurait que peu d’impact comptable, puisque c’est en Suisse que la qualification pour le Final 4 se jouera, la Belgique pouvant se contenter d’un match nul à Lucerne. Mais peu importe pour Roberto Martinez, il reste un convaincu du travail bien fait, et il a raison. «  Penser que ce sera facile serait une erreur. L’Islande a affronté les champions du monde français et n’a subi qu’une égalisation tardive. Elle fait partie des douze meilleures nations européennes, possède des bons jeunes. Il s’agit de notre dernier match à Bruxelles en 2018 et on veut terminer l’année en beauté.  »

L’objectif initial était de justifier son statut de demi-finaliste du dernier Mondial s’offrant au minimum un des quatre tickets pour le Final 4 (qui se disputera soit au Portugal, soit en Italie les deux derniers pays candidats encore en lice pour une qualification). La Belgique est plus que dans les temps…

Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

To Top